Un thé s’il te plaît

octobre 27, 2008

3eme post de la soirée. Ca faisait longtemps que je n’avais pas pris le temps de me vider de mes souvenirs, de mes rancoeurs. Je n’ai plus de blog perso. Je n’ai plus d’espace où cracher mon venin, mes joies. Je ne sais plus le bonheur d’un stylo qui gratte le papier : ne sortent plus que des tristes gribouillis. Et puis mes pensées fuient en même temps que les stylos à plumes. Sur un clavier, ma pensée s’échappe moins. Je la maîtrise.

Mais je rage toujours autant de ne pouvoir mettre sur écran, papier, en mémoire ce qui jaillit de mon cerveau dans le bus ou dans ces instants ou l’on va basculer dans le sommeil.

Je viens de me rappeler mes matins chagrin à Montréal où j’étais en manque d’un toi que je n’avais jamais eu. Je viens d’essayer de me rappeler ce qu’avaient été nos peu nombreux et ridicules réels réveils ensemble. Je n’y arrive pas. Je ne sais plus si tu m’étreignais, si tu me souriais. Je ne me rappelle que ce jour de début janvier, ce premier contact charnel avec toi, sous les toits. Mon envie de rester dans tes bras, de m’y enfouir et de ne plus sortir. Tu m’avais embrassée. C’est toi qui avais fait le premier pas. Comme l’aveu palpable et concret d’un nous qui commençait. comme l’acceptation à un bonheur qu’on se refusait. A l’image de cette chanson de Cabrel, je ne reprendrais que la forme : J’étais naïve, Je suis naïve, Je reste naïve.

J’ose croire à quelque chose de nous.
Ca ne peut pas rester ce gâchis. Ca ne se peut pas.

Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville.

Tant de fois déclâmés, encore plus pensés mais tellements vrais, eux.


Comment je lui ai raconté un truc…

octobre 27, 2008

Elle ne connaît pas tout. Elle n’ai qu’un infime échantillon. Pas raconté objectivement. Mais j’en ai besoin. Mais je sais que quoique je raconte, elle se fera une idée.

Anyway, j’ai évoqué ton installation avec cette petite rousse avec qui tu bossais.

Ce dont je me rappelle. Et c’est venu comme ça, parce qu’on parlait du métro où se situait cet appartement. j’ai lâché le truc. Hors contexte. Mais ça m’a reminded comment tu étais accro à moi. Que tu en avais des projets. En même temps, c’était y’a plus de 5 ans… Hier on dirait…

Tu m’appelles, je suis au bureau. Tu es sur les quais. Tu vas visiter un appartement. Je suis étonnée. Je te demande “tout seul?!” et tu réponds “non”. Un non qui avoue que tu vois quelqu’un d’autre, un non qui avoue que tu m’aimes mais que tu continues ton chemin. Mais que tu me vois aussi.

Et tu es là, j’imagine, face à ce bateau qui n’a pas sa place à paris, ce vieux rafiot aux grandes voiles. Et tu me dis que tu vas visiter cet appart pour le prendre avec Elle. Et tu m’avoues tout haut, même pas comme un secret : “Mais c’est avec toi que je voudrais le visiter cet appartement”. Et je suis muette à l’autre bout. Je ne comprend pas. Je ne comprend plus. Et je continue de cautionner ton attitude. Je culpabilise de ne pas ressentir ce que tu ressens pour moi. Comment peu-il en être autrement?

J’aurais pu lui parler de cette fois à Paris où je t’ai dit aller voir un film et qu’en sortant je t’ai croisé, dans ces escalators de sortie de métro où souffle un vent à décorner les boeufs par hasard. Enfin pas si par hasard que ça m’as-tu avoué ensuite : plusieurs fois tu as feint ce hasard, plusieurs fois sans succès, plus que je ne peux le penser je crois. Me vient alors toujours à cette évocation la pensée de t’avoir retrouvé à mes côtés un après-midi de courses au BHV. Etait-ce un de ces instants de faux hasards ou la pure coïncidence? Je ne le saurais jamais : tu ne dois plus te rappeler de ce moment là, au feu, quand j’ai tourné la tête et que tu étais là. En même temps, je ne sais pas. Et si tu souriais de la jubilation de cet instant où j’ai été étonnée que ce soit toi, où tu as aussi feint l’étonnement.


Depuis tout ce temps

octobre 27, 2008

Le jour de mon anniv, j’ai eu le droit à un joli sms. Je l’ai effacé depuis mais il disait quelque chose comme : “Je comprend pas qu’on en soit arrivé à ce point. Je ne sais pas comment tu le prendras mais bon anniversaire.”

Rien. Je suis restée sur le cul.
Rien à dire devant un truc comme ça, un peu débile un peu n’importe quoi.

Si tu ne comprends pas, c’est que tu ne t’es pas rendu compte du mal que tu m’as fait. Et là, ça ne mérite même pas une réponse. Même pas.

C’est seulement maintenant que j’en parle, que je l’évoque. Un ami m’a donné des nouvelles de toi.

Tu irais bien, dans ton endroit de merde ou je n’ai même plus envie de mettre les pieds. Des ballades, un chat dans l’appartement. Super! Pathétiques ces petites nouvelles.

J’imagine du coup ce que tu pourrais avoir en retour.

La vérité : je suis paumée, je vois pas le jour, c’est pas le pied, j’ai repris le poids perdu.

ce qu’il pourrait dire : elle va bien, a repris sa petite vie parisienne…

Et puis j’ai évoqué ces derniers mois à une amie qui ne connait rien de cette histoire qui court depuis si longtemps. Elle était un peu sur le cul de ce que je lui racontais. Et encore, elle a eu un avant goût, juste l’évocation de la partie visible de l’iceberg.


Et puis

juillet 15, 2008

Tu as écrit.

Je ne lirais pas le message, pas aujourd’hui en tous cas.

Je renverrais ça. Il va m’en coûter mais je crois au fond de moi que j’ai raison.

J’ai vu ce matin que tu avais écrit un mail.
Je ne l’ai pas ouvert.
Je n’en suis pas capable.
Tu vas me penser aigrie en lisant tout ce qui a plus bas mais là je suis juste en colère. Contre moi, contre toi, contre ce sort qui s’acharne…

Après 48h de zombitude aigue sous la couette ou j’ai pensé me casser sans que personne ne sache ou ou même m’ouvrir les veines (finalement, trop “romanesque” à mon goût et je n’en suis pas capable aujourd’hui), j’ai réussi à reprendre le dessus, seule.
Si il y a une chose que je ne dois pas perdre c’est le peu qu’il reste de moi. Et celui-ci m’est précieux!
Aujourd’hui, même si la plupart des fois ou je me rappelle de ces facettes de Julie que je sais être moi je les ai passées avec toi, je suis incapable de penser à autre chose te concernant que la façon dont tu m’as traitée depuis que je suis revenue.
Je t’aime, Jo. C’est indéniable et indiscutable.
J’ai AUSSI tant de moi dans notre histoire que je ne peux l’occulter.
Mais tu ne sembles pas y croire.
Mais tu m’as fait comprendre que tu n’étais pas celui que je connaissais.
Juste un sale con de plus qui m’a prise pour une pauvre pomme.
C’était bien ça ton message, non?
crois-moi, il est bien passé!
Et la Julie que tu as connue et qui est là, sous la loque qui tente de ne pas se noyer, n’a pas encore réussi à avaler la couleuvre.
Ca passe mal, très mal.

Et puis je me dis depuis 10 jours, depuis ton retour, que si tu avais voulu, vraiment voulu, tu serais passé. Suis-je juste un nuage sombre dans ton horizon? une épine du pied à retirer fissa pour mieux avancer?

Ce que je pense de cette perche que tu m’as tendue?!
Que tu veux te déculpabiliser de m’avoir fait souffrir et que tu souhaites qu’on retrouve une amitié.
Plutôt branlant comme situation!
Je ne suis pas toi. Je ne peux mettre de côté la souffrance pour le simple fait de passer du temps à tes côtés. Je ne serais pas moi, je ne serais pas bien. Déjà sans toi je suis mal. Alors avec toi…
Peut-être as-tu changé depuis l’anniv de ta soeur ou même depuis nos discussions Montréal-Guyane. Mais j’en doute.

Avant-hier j’ai écrit ça avant d’effacer et d’écrire ce “volontiers” que tu as reçu:

J’aimerais éviter les mises en scène à 3 francs dont je suis la championne.
J’aimerais éviter les clichés dont je ne me suis jamais départie.
J’aimerais ne plus être cette nana transparente et hystérique.
J’aimerais qu’on se revoie mais j’ai une trouille d’enfer.
J’ai terriblement peur, tu peux pas imaginer.

Je me suis donnée à toi.
Tu m’a rejetée comme une merde.
Tu m’as dit que c’était mieux ainsi, que j’allais souffrir.
Et tu prends des nouvelles de moi 2 semaines après, deux mois après en me demandant si je vais bien.
Pour le coup, c’est toi, finalement qui a fait de ce chapitre un beau gâchis.

Depuis ton retour, j’attends un signe, trop orgueilleuse que je suis de faire le pas.
Mais je sais ce qui m’attends, c’est peut-être ça qui me fait reculer malgré tout.
 

J’ai froid, je suis lasse.

et puis me parler de quoi? du mont blanc? de tes projets de départ pour une prochaine mission? d’une fille?
surement pas de toi et moi (j’ose même plus écrire nous) puisque tu t’es farouchement évertué depuis mon retour à ne pas vouloir en parler.

voila des nouvelles de moi. J’aurais souhaité qu’elles soient bien plus positives et que je te fasse un pied de nez de folie mais je donne dans le pathétique depuis un moment : toujours chez les parents, toujours sans taf, encore moins de potes, fric bientôt inexistant, plus envie de rien.

Cela dit tu me connais, suffit d’un petit rien pour que tout rebondisse.


juillet 15, 2008

J’ai vu ce matin que tu avais écrit un mail.
Je ne l’ai pas ouvert.
Je n’en suis pas capable.

Après 48h de zombitude aigue ou j’ai pensé et me casser sans que personne ne sache ou ou même m’ouvrir les veines (finalement, trop “romanesque” à mon goût), j’ai réussi à reprendre le dessus, seule.
Si il y a une chose que je ne dois pas perdre c’est le peu qu’il reste de moi. Et celui-ci m’est précieux!
Aujourd’hui, même si la plupart des fois ou je me rappelle de ces facettes de Julie que je sais être moi je les ai passées avec toi, je suis incapable de penser à autre chose te concernant que la façon dont tu m’as traitée depuis que je suis revenue.
Je t’aime, Jo. C’est indéniable et indiscutable.
J’ai tant de moi dans notre histoire que je ne peux l’occulter.
Mais je vais devoir le faire. Finalement, la vie c’est juste un grand moment de solitude, on dirait!


se reparler

juillet 14, 2008

Moi, j’ai une trouille d’enfer!
J’ai terriblement peur, tu peux pas imaginer.
j’ai écrit depuis tout à l’heure de quoi noircir des pages d’écoliers mais tout effacé.
A quoi bon? je ne sais pas ce que tu veux.
J’ai subi tant de déconvenues avec tout ce que j’ai pu écrire sur le vif que je me tais maintenant.

un moment sous les étoiles, rien de tel pour voir qu’on est rien.

ps : si ça n’a pas de sens pour toi ce que j’ai écrit au dessus, prends ça pour un “”"”"volontiers”"”"”


Finalement

juillet 14, 2008

J’ai tout effacé et écrit 3 petites lignes finissant par volontiers.

mes paupières sont brûlées de cette journée. Tu me tues a petits feux…

slow death


ce soir

juillet 13, 2008

un signe de toi. Msn bonjour…

Je fais une éniéme tentative pour que l’on se reparle toi et moi, à toi de voir…

Je ne sais pas ce que tu attends, je suis figée devant ton message. incapable d’y répondre.

Et j’écris sur ce blog du coup.

J’aimerais éviter les mises en scène à 3 francs dont je suis la championne.
J’aimerais éviter les clichés dont je ne me suis jamais départie.
J’aimerais ne plus être cette nana transparente et hystérique.
J’aimerais qu’on se revoie mais j’ai une trouille d’enfer.
J’ai terriblement peur, tu peux pas imaginer.

Je me suis donnée à toi.
Tu m’a rejetée comme une merde.
Tu m’as dit que c’était mieux ainsi, que j’allais souffrir.
Et tu prends des nouvelles de moi 2 semaines après, deux mois après en me demandant si je vais bien.
Depuis ton retour, j’attends un signe, trop orgueilleuse que je suis de faire le pas.
Mais je sais ce qui m’attends, c’est peut-être ça qui me fait reculer malgrè tout.
 

J’ai froid, je suis lasse.

je te veux juste toi et une couverture et le ciel étoilé. Peut-être alors ça pourrait s’arranger.

Voilà ce que j’allais envoyer…

Mais j’ai une trouille d’enfer!
J’ai terriblement peur, tu peux pas imaginer.

Je me suis donnée à toi.
Tu m’a rejetée comme une merde.
Tu m’as dit que c’était mieux ainsi, que j’allais souffrir sinon.
Et tu prends des nouvelles de moi 2 semaines après, deux mois après en me demandant si je vais bien.
Depuis ton retour, j’attends un signe, trop orgueilleuse que je suis de faire le pas.
Mais je sais ce qui m’attends, c’est peut-être ça qui me fait reculer malgré tout.

et puis me parler de quoi? du mont blanc? de tes projets de départ pour une prochaine mission? d’une fille?
surement pas de toi et moi (j’ose même plus écrire nous) puisque tu t’es farouchement évertué depuis mon retour à ne pas vouloir en parler.

voila des nouvelles de moi. J’aurais souhaité qu’elles soient bien plus positives et que je te fasse un pied de nez de folie mais je donne dans le pathétique depuis un moment : toujours chez les parents, toujours sans taf, encore moins de potes, fric bientôt inexistant, plus envie de rien.

Cela dit tu me connais, suffit d’un petit rien pour que tout rebondisse.

Et voilà, je voulais juste écrire  un “oui, reparlons nous” et je me suis lancée dans un de ces trucs merdiques dont j’ai le secret.

je vas m’allonger, ça vaudra mieux.

ps: et ce soir comme tous les soirs, j’airegardé les étoiles en pensant à toi et me suis mise à pleurer.


Pride and Prejudice

juillet 13, 2008

Titre d’un roman célèbre de Jane Austen, auteur anglais du 19e ou début 20e, repris maintes fois à l’écran. La dernière version en est pas mal du tout.

Orgueil et préjugés. Défauts qui ne me font pas défaut.

Je lutte avec le premier pour t’envoyer un signe de vie mais je n’arrive pas à me décoller de l’esprit que tout ce que tu souhaites c’est ne plus avoir d’embrouilles avec moi. Et qui dit moi et toi dit forcément embrouilles, j’ai l’impression.

Soirée du 14 juillet en solitaire. Pas un son sorti de ma bouche aujourd’hui. Et pourtant, je ne suis pas seule à la maison. Mais personne ne trouble mon trouble. Ils ont tous l’habitude de ma mine taciturne, cet air de ‘traitez moi comme si je n’existe pas puisque je n’existe pas’, cet air de ‘j’ai tout gâcher, je n’arrive plus à remonter la pente’.

Pour la première fois depuis des lustres, j’ai songé à partir, à tout laisser en plan et fuir. Mais je suis lâche ou alors j’ai encore de l’espoir en moi, que je vais m’en sortir avant mi octobre. Pourquoi cette date?! Parce que je n’existerais plus financièrement.

Tu sais que j’ai toujours eu cette hantise de penser que je mourrais d’une rupture d’anévrisme. Que mon cerveau, fatigué de toujours chauffer finirait par exploser. Je sais qu’aujourd’hui, j’ai trop dormi, trop lambiné trop pleuré pour que ce soit ça cette douleur sous le crâne mais j’y crois de plus en plus.

De même que je me demandais comment je pourrais réagir si j’apprenais que tu es mort dans un accident stupide, avant qu’on ait pu, qu’on ait pu quoi?! recoller les morceaux d’un puzzle qui n’a jamais été achevé? se rabibocher? de quoi de l’amour, de l’amitié ou d’un autre truc qui nous liait?!

Et toi? comment réagirais tu si tu apprenais ma mort?!
J’imagine romantiquement que tu te laisserais mourir de chagrin ou encore que tu t’en voudrais toute ta vie de ne pas avoir achever notre chabadabada, n’importe quel chemin qu’il ait pris…
ou ça ne te toucherait plus, étant déjà morte à tes yeux.

Je sais, c’est toujours aussi rose mes écrits pour toi.

Mes petits moments roses avec toi auxquels je m’autorise à penser sont tellement infimes qu’ils me sont donnés par mon subconscient la nuit, dans une fraction de seconde qui semble une éternité. Je me réveille alors la mine triste, sachant que je vais passer toute la journée à effacer cette image douloureuse face à ma réalité. Et le soir je peux me dire qu’il ne reste plus que quelques petites heures avant de dormir et de ne plus penser et cogiter.


But what else?

juillet 11, 2008

Je ne compte plus les jours depuis mon retour plein d’espoir. Je ne fais que chercher à garder la tête hors de l’eau, à louvoyer entre les coups de calgon, les remarques acerbes familiales, les échecs professionnels, les abandons des amis. Tu dis dans une lettre avoir vielli de 10 ans en une nuit. Je crois comprendre. Mais pour ma part c’est une mort lente, tortureuse, une nouvelle aiguille à chaque minute.

Une semaine que tu es sur belleu, une semaine sans nouvelles, une semaine ou je pensais te voir. Mais tu ne le feras pas. Je t’ai bien fais comprendre que je ne le pouvais pas. Mais je ne peux pas venir vers toi non plus. Entendre ta voix m’est impossible. Te voir? je ne saurais comment réagir. Mais meme un sms est une épreuve. Mon orgueil me l’interdit. Tout le reste de moi me crie de casser cette spirale. Mais pour quoi? pour entendre que tu es désolé mais que rien n’a changé pour toi? Pour que je me retrouve face à toi, inchangée. Non. Je voudrais pouvoir te cracher mon bonheur de vivre sans toi à la figure mais on est pas dans un film. Ce n’est pas comme ça aujourd’hui. Je continue mes vertiges, mes grosses baisses de régime. Je continue cette mort lente… Sinon? tout va bien.