Voilà ce qui pourrait jaillir de ma bouche.
Je viens seulement de lire ce que tu as écrit il y a plus d’un an.
J’ai passé des moments de solitude et de folie intenses pour un connard.
assis toi et prends un drink, faut qu’on cause
Voilà ce qui pourrait jaillir de ma bouche.
Je viens seulement de lire ce que tu as écrit il y a plus d’un an.
J’ai passé des moments de solitude et de folie intenses pour un connard.
J’ai eu une angoisse terrible. Revenue pour le week-end chez mes parents, j’ai donc passé la nuit à volet ouverts, dans ma chambre. Et m’est revenue cette nuit d’angoisse pendant laquelle je n’ai pas pu dormir : une nuit où j’attendais que tu reviennes après m’avoir déposée. Une nuit où je me suis sentie mourir. Une nuit où j’ai compris que j’étais seule. Et vendredi soir m’est revenue cette solitude. Ce grand vide.
C’est viscéral.
à sortir de ce puits. Je l’ai revu, un soir. Il m’a donné de ses nouvelles, sa vie, ses femmes, ses jobs. J’ai pas osé lui parler de toi. Il a pas osé l’évoquer non plus. Je voulais pourtant! J’ai pas osé.
On avait prévu une journée à la mer. Il a dû annuler. Dommage je m’étais dit que les 2 heures de route auraient permi de glâner des infos sur toi. La journée est reportée mais je pense qu’on ne la fera pas. Je vais l’appeler, lui demander. Un peu de franchise ne pourra pas faire de mal.
M’éloigner de toi n’a rien arrangé. Je n’ai pas plus oublié. Je n’ai pas mieux vécu.
Je ne suis pas sûre de t’avoir puni. Et je me suis privée moi-même.
Je flippe à chaque nouvelle. Je flippe de ne plus te voir.
J’avais espéré retenir la leçon, retenir les leçons. Que je me forgerais un moi fier et fort pour qu’on se retrouve. Mon petit virus cyclothymique ne me quitte pas. J’erre entre espoir et misèrabilité. Le peu de volonté qui émerge, je le tue au sortir de l’oeuf.
Je t’y attends.
Il m’écrivait sur internet. On papotait de temps à autres. Lui ses nanas, son job, moi mes aléas d’humeurs. Il me dit que tu vas bien. Il me dit que tu es toujours là-bas. Il me dit que tu as pris un chat. Il me dit qu’il t’a eu il y a peu de tempsau téléphone. Il me dit que ce week-end tu as ramassé deux kilos de chataignes. Je rétorque du tac au tac que si tu en veux plus des chataignes, y’a qu’a venir me voir. Cette réponse abrupte me choque. Lui aussi probablement. On en a pas reparlé. On en a plus reparlé.
Quand je lui ai demandé ton adresse, il a écrit : “vous remettez ça!”. Je lui ai demandé des explications. Il s’est défilé. Que faire d’autre?
C’était il y avait quelques semaines.
On ne s’est pas recontactés. Ni lui ni moi. Ni toi ni moi.
Tu me manques!
Je ne veux pas remettre ça. Je veux toi.
Une nécessité. Me livrer, raconter ma vie, mes rancoeurs, mes erreurs. Laisser un peu de leur honte derrière moi, ne garder que le souvenir d’un moment pas très glorieux, d’une tristesse impalpable, c’est ce la que je fais. C’est me livrer qui devient une nécessité. Mais je n’ai plus personne. Mais je ne veux plus en parler à personne. J’ai honte de mes agissements, j’ai peur de me livrer et alors qu’on me trahisse à nouveau. La justesse de mes analyses sur moi-même ne m’aide pas à avancer malgré tout. Je sais ce qu’est le problème, je ne sais comment le résoudre.
La corde dans la bibliothèque ou la clef anglaise dans la buanderie.
J’ai recontré quelqu’un. J’ai rencontré des gens. A quelques uns j’ai raconté, à d’autres fait deviner. Il n’en reste pas moins que ce que je ressens aujourd’hui est toujours le fruit de mes bêtises d’hier.
Je ne m’avoue pas vaincue. Je crois en moi et en mon rugissement bien que ma voix soit toujours éteinte et que la dernière fois où quelqu’un s’y est confronté j’ai plus eu l’impression d’un miaulement de chaton.
J’ai honte de moi et voudrais changer. Qu’à cela ne tienne, je suis dans une nouvelle vie. Depuis maintenant trop longtemps. Ma sincérité et ma naîveté ont eu raison de mon anonymat. Je traîne mes boulets partout ou je vais et je me complais à les faire rouler.
3eme post de la soirée. Ca faisait longtemps que je n’avais pas pris le temps de me vider de mes souvenirs, de mes rancoeurs. Je n’ai plus de blog perso. Je n’ai plus d’espace où cracher mon venin, mes joies. Je ne sais plus le bonheur d’un stylo qui gratte le papier : ne sortent plus que des tristes gribouillis. Et puis mes pensées fuient en même temps que les stylos à plumes. Sur un clavier, ma pensée s’échappe moins. Je la maîtrise.
Mais je rage toujours autant de ne pouvoir mettre sur écran, papier, en mémoire ce qui jaillit de mon cerveau dans le bus ou dans ces instants ou l’on va basculer dans le sommeil.
Je viens de me rappeler mes matins chagrin à Montréal où j’étais en manque d’un toi que je n’avais jamais eu. Je viens d’essayer de me rappeler ce qu’avaient été nos peu nombreux et ridicules réels réveils ensemble. Je n’y arrive pas. Je ne sais plus si tu m’étreignais, si tu me souriais. Je ne me rappelle que ce jour de début janvier, ce premier contact charnel avec toi, sous les toits. Mon envie de rester dans tes bras, de m’y enfouir et de ne plus sortir. Tu m’avais embrassée. C’est toi qui avais fait le premier pas. Comme l’aveu palpable et concret d’un nous qui commençait. comme l’acceptation à un bonheur qu’on se refusait. A l’image de cette chanson de Cabrel, je ne reprendrais que la forme : J’étais naïve, Je suis naïve, Je reste naïve.
J’ose croire à quelque chose de nous.
Ca ne peut pas rester ce gâchis. Ca ne se peut pas.
Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville.
Tant de fois déclâmés, encore plus pensés mais tellements vrais, eux.
Elle ne connaît pas tout. Elle n’ai qu’un infime échantillon. Pas raconté objectivement. Mais j’en ai besoin. Mais je sais que quoique je raconte, elle se fera une idée.
Anyway, j’ai évoqué ton installation avec cette petite rousse avec qui tu bossais.
Ce dont je me rappelle. Et c’est venu comme ça, parce qu’on parlait du métro où se situait cet appartement. j’ai lâché le truc. Hors contexte. Mais ça m’a reminded comment tu étais accro à moi. Que tu en avais des projets. En même temps, c’était y’a plus de 5 ans… Hier on dirait…
Tu m’appelles, je suis au bureau. Tu es sur les quais. Tu vas visiter un appartement. Je suis étonnée. Je te demande “tout seul?!” et tu réponds “non”. Un non qui avoue que tu vois quelqu’un d’autre, un non qui avoue que tu m’aimes mais que tu continues ton chemin. Mais que tu me vois aussi.
Et tu es là, j’imagine, face à ce bateau qui n’a pas sa place à paris, ce vieux rafiot aux grandes voiles. Et tu me dis que tu vas visiter cet appart pour le prendre avec Elle. Et tu m’avoues tout haut, même pas comme un secret : “Mais c’est avec toi que je voudrais le visiter cet appartement”. Et je suis muette à l’autre bout. Je ne comprend pas. Je ne comprend plus. Et je continue de cautionner ton attitude. Je culpabilise de ne pas ressentir ce que tu ressens pour moi. Comment peu-il en être autrement?
J’aurais pu lui parler de cette fois à Paris où je t’ai dit aller voir un film et qu’en sortant je t’ai croisé, dans ces escalators de sortie de métro où souffle un vent à décorner les boeufs par hasard. Enfin pas si par hasard que ça m’as-tu avoué ensuite : plusieurs fois tu as feint ce hasard, plusieurs fois sans succès, plus que je ne peux le penser je crois. Me vient alors toujours à cette évocation la pensée de t’avoir retrouvé à mes côtés un après-midi de courses au BHV. Etait-ce un de ces instants de faux hasards ou la pure coïncidence? Je ne le saurais jamais : tu ne dois plus te rappeler de ce moment là, au feu, quand j’ai tourné la tête et que tu étais là. En même temps, je ne sais pas. Et si tu souriais de la jubilation de cet instant où j’ai été étonnée que ce soit toi, où tu as aussi feint l’étonnement.
Le jour de mon anniv, j’ai eu le droit à un joli sms. Je l’ai effacé depuis mais il disait quelque chose comme : “Je comprend pas qu’on en soit arrivé à ce point. Je ne sais pas comment tu le prendras mais bon anniversaire.”
Rien. Je suis restée sur le cul.
Rien à dire devant un truc comme ça, un peu débile un peu n’importe quoi.
Si tu ne comprends pas, c’est que tu ne t’es pas rendu compte du mal que tu m’as fait. Et là, ça ne mérite même pas une réponse. Même pas.
C’est seulement maintenant que j’en parle, que je l’évoque. Un ami m’a donné des nouvelles de toi.
Tu irais bien, dans ton endroit de merde ou je n’ai même plus envie de mettre les pieds. Des ballades, un chat dans l’appartement. Super! Pathétiques ces petites nouvelles.
J’imagine du coup ce que tu pourrais avoir en retour.
La vérité : je suis paumée, je vois pas le jour, c’est pas le pied, j’ai repris le poids perdu.
ce qu’il pourrait dire : elle va bien, a repris sa petite vie parisienne…
Et puis j’ai évoqué ces derniers mois à une amie qui ne connait rien de cette histoire qui court depuis si longtemps. Elle était un peu sur le cul de ce que je lui racontais. Et encore, elle a eu un avant goût, juste l’évocation de la partie visible de l’iceberg.