Archive pour 'souvenir'Catégorie

Une chataigne

février 4, 2009

Il m’écrivait sur internet. On papotait de temps à autres. Lui ses nanas, son job, moi mes aléas d’humeurs. Il me dit que tu vas bien. Il me dit que tu es toujours là-bas. Il me dit que tu as pris un chat. Il me dit qu’il t’a eu il y a peu de tempsau téléphone. Il me dit que ce week-end tu as ramassé deux kilos de chataignes. Je rétorque du tac au tac que si tu en veux plus des chataignes, y’a qu’a venir me voir. Cette réponse abrupte me choque. Lui aussi probablement. On en a pas reparlé. On en a plus reparlé.

Quand je lui ai demandé ton adresse, il a écrit : “vous remettez ça!”. Je lui ai demandé des explications. Il s’est défilé. Que faire d’autre?

C’était il y avait quelques semaines.
On ne s’est pas recontactés. Ni lui ni moi. Ni toi ni moi.

Tu me manques!

Je ne veux pas remettre ça. Je veux toi.

un autre café, stp

février 9, 2008

Me voilà avec Pierre Lapointe dans les oreilles (tu ne connais pas, ça vient de là-bas) et de nouveau des larmes au coin des yeux. Je viens de relire ce courrier que je t’ai envoyé fin janvier, ce courrier pour lequel j’attendais une réaction et pour lequel tu n’as réussi à me dire que deux banalités. Je t’ai de nouveau trop secoué?

Une image reste figée en moi ce matin. Mes yeux embués ne voient pas la vue de mon bureau (la fenêtre de ma petite chambre oppressante le bâtiment en face, ces pigeons alignés, la mésange qui se planque des gens pour rentrer dans son nid, le soleil qui caresse les branches de l’érable, les avions qui laissent leurs traces, dessinant les formes géométrique qu’on apprenait autrefois) . Ils se projetent ailleurs. Une plage, une musique (chabada), toi, moi et les bananes sur nos visages. Un remake d’un homme et une femme, je sais, très cliché.
Je pourrais aussi parlé de cette autre image qui me vient, un souvenir. Notre après-midi à Reims, cette boutique à la tortue, toi devant ce livre superbe sur les cabanes (te rappelles-tu celle près de biarritz?!). Je vois ta nuque, mon nez dans ton cou, un baiser sous l’oreille. Juste un moment furtif, un de ces moment aux 5 sens.

Ca a failli…

janvier 17, 2008

mais j’ai pris ça…

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The one with The Souvenir

octobre 14, 2007

Sers moi un martini, Chéri . Ce soir j’ai envie qu’on évoque les souvenirs. Un en particulier. Celui qui a été le déclencheur , signe du revirement de situation qui me met maintenant dans cette position de faiblesse par rapport à toi.

On ne s’était pas vus depuis des lustres. Tu m’avais écrit d’inombrables courriers cette année-là, parfois au détriment du bon sens postés ça et là selon tes possibilités.  Et moi de mon côté avais fait la morte, tétanisée par tes messages, par mon indécision légendaire face à ce que je ressentais pour toi. Encore…

Et là on se revoyais. Tu portais la barbe et quelques kilos en trop qui t’allaient plutôt bien. La barbe c’est sûr parce que depuis quelques temps je suivais des yeux ces trentaires barbus avec avidité pendant que les copines me regardaient d’un air moqueur ( le gout des trentenaires est-il si pathétique?)

En te voyant, mon sang n’a fait qu’un tour. La barbe? non. enfin oui mais pas que ça. Tout tout m’est revenu d’un coup. Ces folies faites pour moi, ces mements ou l’on se croisait dans un faux hasard. Ces balades, ces visites de musées, ces discussions qu’on a plus eues depuis des lustres et dont je n’ai jamais retrouvé l’essence depuis. Tout. Comme un souffle. Et c’est dans un souffle que j’ai passé cette soirée. Toi avec une autre, toi dans un autre univers, toi loin. Je ne peux même plus analyser 6 mois après quel sentiment m’a pris : un vrai coup de froudre ou un nouveau “revirement”. Je n’aurais jamais du tappeler deux jours après comme une hystérique. Je n’aurais jamais dû me rabaisser à ça. La dernière barrière peut-être qui te liait à moi alors s’est rompue. Tu as réussi à faire le pas. A dire que ce que tu ressentais, tu ne savais plus. que ton coeur était convalescent d’une autre. …