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Pour notre ami commun

août 16, 2009

A l’approche de mon anniversaire, je me fais ma petite introspection annuelle.
Evidement, le sujet LUI revient au tapis.
J’avais commencé à lui écrire en mai et le courrier n’est jamais parti.
J’ai eu envie de continuer et de lui envoyer un mot à là-bas, maintenant qu’il rentre bientôt.
Et j’ai ouvert le mail qu’il m’avait écrit en juillet l’année dernière.
J’en reste baba et toujours autant en colère que si je l’avais quitté hier devant chez ses parents.
Je ne sais plus quoi faire. C’est pour cela que je préfère t’écrire plutôt qu’à lui.

J’oscille entre vouloir le revoir pour mettre une explication sur ces moments depuis mon retour de montréal et ne plus jamais vouloir avoir affaire à lui.
Depuis plus de 10 ans maintenant, cette relation a dictée ma vie. de près ou de loin, d’une façon positive ou pas, cela a toujours été le fil directeur. Pas une journée sans y penser à ces bons moments, à ces peut-être, à mes erreurs, à tous ces souvenirs.
C’est pesant. Tellement que je ne sais plus comment réagir aujourd’hui.
J’ai l’impression qu’à chaque geste que je fais, qu’à chaque nouvelle journée passée, j’ai agis à l’inverse de ce que j’aurais dû faire.
Je n’ose plus aller de l’avant de peur de me prendre une nouvelle claque, de faire à nouveau du mal, de dire quelque chose de travers.
On finit par me prendre pour une introvertie, une coincée ou par ne plus faire attention.
Ca m’effraie.

Je sais. J’exagère, je donne trop de crédit à l’implication de cette relation (ou non relation) dans ce que je suis devenue aujourd’hui mais j’ai vraiment l’impression que cela pèse pour beaucoup dans la balance du ‘qu’est-ce que j’ai encore merdé’.
C’est facile tu me diras d’imputer mon “mal-être”, mon “je ne me reconnais plus” à LUI et notre relation.
C’est vrai. Mais il n’empêche que son rejet, la situation vécue à mon retour ont favorisé cette nouvelle étape vers ce que je nomme des fois ma déchéance.

Et s’il m’arrive de reprendre le dessus, c’est pour buter ensuite sur un nouvel obstacle et de me répéter quelque chose comme “même lui, que je ne pensais jamais me faire cela, ne veut plus de moi. Comment pourrais-je alors m’estimer et me prendre au sérieux?”

Tu sais (enfin tu ne savais pas mais maintenant c’est fait) que la dernière personne a m’avoir prise dans ses bras (je parle d’un hug tout simple, aucune autre connotation), c’est lui, en mars l’année dernière.
Et qu’avant lui, je n’en ai plus souvenir.

Je ne devrais peut-être pas t’envoyer ce message.
Il ne te concerne pas finalement.
Il m’est plus destiné qu’à aucune autre personne.
mais je me rends compte que j’ai besoin d’aide. Ou plutôt d’un regard extérieur.
Pour minimiser mes coups de colère, mes coups de spleen ou le contraire.

Je sais que tu n’es pas disponible pour cela.
Tu es loin et a ta vie maintenant.
Cela m’arrange.

De lui pour elle – le 14 juillet 2008

août 16, 2009

Effectivement, tu as sûrement la trouille car ce que j’ai à t’offrir n’est pas ce que tu désire; et probablement, tu ne veut pas l’entendre. Ca, je peut tout à fait le comprendre.
Cependant, je trouve tout à fait dommage qu’on en soit là tout les deux.
A te voir connecter hier, avec un message d’accueil pareil…
J’ai toujours mis nos liens et notre amitié au dessus de tout, y compris des sentiments. Je regrette qu’il n’en soit plus de même, que tu ne veille même plus me parler…en même temps et encore une fois, je comprend que tu préfére le silence.
Je voulais juste te dire que j’étais là.
Aprés, tu vois.

se reparler

juillet 14, 2008

Moi, j’ai une trouille d’enfer!
J’ai terriblement peur, tu peux pas imaginer.
j’ai écrit depuis tout à l’heure de quoi noircir des pages d’écoliers mais tout effacé.
A quoi bon? je ne sais pas ce que tu veux.
J’ai subi tant de déconvenues avec tout ce que j’ai pu écrire sur le vif que je me tais maintenant.

un moment sous les étoiles, rien de tel pour voir qu’on est rien.

ps : si ça n’a pas de sens pour toi ce que j’ai écrit au dessus, prends ça pour un “”"”"volontiers”"”"”

Le sms que je ne t’enverrais sûrement pas

février 23, 2008

Je sais que rien n’est insurmontable mais c’est l’enfer depuis. Je pense à toi. Sûrement trop en fait. Un ami m’a dit d’oublier l’idiot que tu es mais je suis incapable de m’y résoucre. Tant pis et bien fait pour moi me dirait l’autre. anyway. time to move on?!?! Je t’aime malgré tout. C’est peut-être ça l’essentiel.

“Ne me secoue surtout pas” bis?

janvier 28, 2008

 ELLE A LUI
 BOnjour,

D’abord, milles excuses : je déroge de nouveau a la regle que
 je m’étais fixée : ne pas te contacter avant un moment. Et puis
ne plus le faire via internet. Mais faut croire que je suis une
irréductible ou une trouillarde. Et puis, j’avais envie de te voir. Mais passer à
Belleu sera difficile pour moi dans la mesure ou je
n’arriverais surement pas a exprimer vraiment ce que je
voudrais parce que je ne suis pas si forte que je voudrais le
croire.  Et puis je ne veux plus arriver comme un cheveu sur la
soupe comme la dernière fois et sentir d’office que c’était pas
la bonne idée.
Et puis tu es crevé des nuits sans repos, de ces 9h de marche
et d’autres choses certainement.

Anyway, j’ai recherché la liste du carnet chabadabada. J’avais
gardé une copie pour moi. Impossible d’ouvrir tous mes
cartons et surtout impossible de remettre la main dessus. Je
l’ai rangée trop précieusement. A la place, j’ai relu tes
courriers. Ceux du chemin de st Jacques, de la Corse et les
mails du Périgord.
et ce carnet que tu as rédigé lors de ton premier séjour en
Guyane.

Je devrais être en train de m’acharner sur les 50 pages de
tests divers et de questions que je dois pondre pour mon bilan
de compétences mais de nouveau je cogite. Après une petite
semaine d’accalmie,tout fuse a nouveau dans ma tête. Les
théories diverses d’homme partiel, de timing et d’amour soudain
(et mes arguments pour les contrer et les expliquer)
s’entrechoquent avec les silhouettes fugaces (que j’imagine) de
toutes ces filles que tu as croisées, avec mes envies de voyage
, de refaire le monde, mes projets si chers dans ces heures pas
faciles de retour à la maison, mes images flash des moments avec toi, mes
souvenirs de baisers, de nuque effleurée, et j’en passe…

Je n’ai pas eu la présence d’esprit de relire ces courriers
avant de te revoir.
Les derniers mails du moins.
 Ca aurait pourtant été salvateur.
J’aurais réagis autrement.
Je me suis emballée.
Et si je suis “partie en vrille” (aucune autre expression ne me
vient en tete), c’est que j’ai ce besoin d’être rassurée avant
de me lancer et de me donner. Enfin je crois. Effectivement,
j’y ai trop mis d’enjeux de suite. Sans les vouloir si
soudainement bien sur. Je sais pourtant que c’est en faisant un
pas et puis l’autre que les choses se font.
On peut mettre ça sur la fougue de ma novicité ou sur une folie
quelconque.
Le fait est là que mes déclarations étaient malvenues. sincères
mais malvenues.
et que je m’y prend toujours comme un manche.
et que j’aurais beau t’expliquer ” l’homme partiel, le timing
et cet amour qui apparait”, je ne pense pas que je te
convainquerais mieux que si on vivait les choses simplement
mais qu’on les vivait.

T’aurais-je trop vite secoué? mal?
je crois que je m’y serais prise d’une autre façon, cela aurait
peut-être été moindre mais l’issue cerainement identique.
On dirait que tu ne veux pas.Tu ne veux pas vivre quelque chose
avec moi, te lâcher.
Et moi, je me lâche mais ça part dans tous les sens.
tu es là sans l’être. Tu semblais heureux pourtant d’être avec
moi.
une carapace?!
Torturé?!
Peut-être ne veux tu pas te donner la possibilité de te sentir
vraiment bien.
 Tu me parlais il y a 6 mois de ton coeur convalescent, de ce
nous auquel tu ne croyais plus.
Est-ce encore le cas?!
es-tu dans l’incertitude sur ce que tu ressens pour moi?!
Ca m’est super douloureux d’écrire ca et d’imaginer que je ne
sois plus rien à tes yeux qu’un élément du passé, une
éventuelle amie” (et “encore!) mais je  ne peux pas rester dans
cet état.
Et tous les changements du monde (retrouver un boulot, renouer
avec les amis, partir en vacances, reprendre un tas
d’ctivités) dans ma vie ne feront rien à ça.

Je ne peux pas me passer de toi et j’ai envie de toi.
Tes théories d’homme partiel, de convalescence du coeur n’y
changeront rien non plus. C’est toi et avec toi que je veux
vivre mes petits moments de bonheur.

Je sais que pour le moment, ce n’est pas la meilleure idée du
monde mais qui sait.
Le coeur a ses raisons que la raison ne connait pas…

et si cette lettre ne te décroche d’abord qu’une lassitude face
aux lignes rédigées, puis de vagues sourires de vieille
complicité et ensuite une sourde pitié ou tristesse, dis le moi
sur le champs et je disparaitrais.

je pense a toi

Sans date

novembre 11, 2006

LUI pour ELLE
Pour répondre à Axelle Red, j’ai très souvent pensé à cette chanson ces derniers mois. Mais la dernière phrase du refrain n’a plus l’air d’actualité…

paris.jpg

Je te parle du bout du monde
Pour me rapprocher un peu de toi.
Que nos histoires se confondent
s’entrelaçent comme autrefois.
Je ne partage avec toi
qu’un horizon au profil bas.
Quelques nuages aux traits changeants
au grès du vent.

Ni avec toi, ni sans toi
Pas plus ici que là-bas.
Ni avec toi, ni sans toi
je sais qu’il ne faut pas
m’attacher à tes pas
car tu n’es plus à moi.

Je sais que la terre est ronde
que tu dors quand je pense à toi
que les étoiles vagabondent
sans s’intéresser à tout ça.
Je ne partage avec toi
qu’un triste soleil qui se noit
quelques voyages dans le temps
en m’endormant.

Ni avec toi, ni sans toi…

affaire Luis Trio

Un soir à Montréal

octobre 25, 2006

ELLE a LUI

j’ai pas encore ouvert tes courriers que je viens de recevoir. J’ai peur de ce qu’il y a d’écrit : que tu me rejettes, épuisé d’attendre, de mes manières, de ce jeu que je tiens, du discours que je tiens ou que tu me dises que tu arrives.
Je crois que j’aurais plus peur de la première version que de la seconde. car je t’attends. Je m’attends à ce que tu débarques un soir, que je rentre du boulot et que tu sois là.
Comment je réagirais? euh brusquement comme à mon habitude mais peut-être soulagée de cette tension qui s’apèse et heureuse de te voir. Ce qu’il adviendrait de cette venue? Aucune idée mais que du positif puisque ce statu quo me tourmente et me pèse. Je sais que je ne fais rien, mais l’attente est si facile et puis je me dis que ce temps loin d’un coté et de l’autre nous fera mieux nous retrouver. Bref toujours le même point.
J’ai vu un extrait hier, d’un film que j’ai raté mais que j’aurais aimé voir. tu sais, celui avec zach braft, the last kiss ca s’appelle. Le mec ne fait que des conneries. Et là, son père lui sort ” Ce que tu ressens ne compte que pour toi. L’important, c’est ce que tu fais à ceux que tu prétends aimer.” Et là, je me rends compte que finalement, si je veux parvenir à quelquechose dans la vie, ce serait bien que je donne à ceux que je prétends aimer.que j’ai des responsabilités et des devoirs envers les gens que j’aime et qu’à continuer à me regarder le nombril, ben tout foutra le camps. Enfin, je suis la comme une con alors que j’ai des courriers à ouvrir.
——–
un peu abrupte ma chute après ces deux lettres. Ai d’abord lue celle du 23 et non aucun ressentiment envers toi. Tu as tout à fait cerné. Comment peut-on me connaitre à ce point?! A une chose près : ce n’est pas le regard des autres qui m’étouffait, c’est mon reflet dans leurs yeux,. Je sais pas si j’exprime bien la nuance. Oui tu as bien exprimé le cheminement du pourquoi et du comment de ce voyage. une acceptation de soi pour soi. quant à la seconde lettre, pas plus de commentaires. serait-il plus facile de la jouer fataliste/realiste/bidultiste et de dire that’s it. je m’en doutais. C’est la vie.

Je t’envie et je t’en veux. Je t’envie ces etreintes, ces moments à deux. personnellement, je suis incapable avec quiconque…Je t’en veux pour les memes choses. surement de l’amour propre, que serait-ce d’autre?
Et puis apres tout c’est dans l’ordre des choses, c’st humain, apres tout le temps file, apres tout (esquisse d’un sourire).

Le cahier, la lettre, cette lettre ne sont que des mots, que des trucs inscrits à un moment T.
La pensée que j’y exprime est faussée par des tas de choses. A mes yeux d’ailleurs, ce que j’ai pu écrire de plus accompli sur les 3 courriers que tu as reçus est le courrier de ce soir. Parfois, dans les autres, je me suis forcée, forcée d’écrire quelque chose, forcée d’étaler sur parpier des idées que je n’arrive pas à former clairement, des brèves de tout et de rien, .du blanc et du noir en meme temps. Je te l’ai dit : les fois ou les mots venaient d’eux memes je n’avais ni papier ni crayon pour poser ces pensées et tu n’as eu que du flou, à mes yeux…

Et puis j’en ai assez, assez effectivement, de rêver ma vie plutot que de la vivre de me perdre en prospection, de n e pas reussir à définir ce que j’ai déjà sur le coeur, dans le coeur avant tout. Mon choix serait raisonné ou désiré?! Aucune idée. Aujourd’hui aucune idée. Tu es en ce moment ailleurs pour moi, impalpable. Loin de moi l’idée de reproche,ou quoique ce soir. C’est ce qu’il en est c’est tout. Quant à analyser à la high fidelity, j’ai pas bien saisi ce que tu disais que Nathalie t’a livré, je m’en fous. Tu es ce que tu es aujourd’hui. Effectivement, les histoires passées construisent celles d’aujourd’hui mais j’ai pas l’intention de prendre le laius “les memes histoires qui se répètent” ou ” on choisit toujours les memes relation ” pour argent comptant. Je m’en fous. Et je veux surtout pas y croire d’abord parce que je serais emmerdée et puis aussi parce que tu l’as dit toi meme, on en a assez discuté. La normalité des couples, des familles, des relations tout ca c’est du vent, une belle lobotomisation. Perso je voudrais me construire mon environnement que je partagerais (ou pas si ca ne se passe pas), mes petits bonheurs, mes ouvertures, mes faiblesses et ces forces…
Concernant notre relation, je regrette ce qu’il s’est passé non pas parce que ça s’est passé mais de la façon dont cela s’est déroulé. J’ai toujours des tendances à la mise en scène théâtrale à grand fracas. La prise au dépourvu, les surprises me font peut car je ne les maîtrise pas mais pourtant c’est dans ces moment-là que je devrais être moi non? Est-ce que ça m’effraie?
Un ami icite m’a dit récemment que les gens ne sont pas assez sincères, assez francs et qu’ils s’exprimaient entre eux ça réduirait bien de quiproquos et des tournages autour du pot. Il lui a fallu un mois pour me faire des avances à peu près claires. Quel paradoxe, non?
Et nous alors? Après ce qu’on a “traversé”, ne devrait-on pas arrêter de prendre des pincettes, tourner autour du pot, que sais-je?
Désolée j’émet juste des idées. Je ne me savais pas un ton si aggressif pour ce soir…
Quant à ta nuance concernant les pensées que je peux avoir à ton propos, je dirais :

  • A personne n’est fait pour personne, à part pour toi (et encore), s’il le veut bien
  • B je n’arrive pas à me lâcher tou cours (envers ou pas envers toi)
  • C Je t’aime. Cet amour change, évolue, fluctue mais est là
  • D Le désir c’est du vent, des mots, des odeurs, une sensation, un papillon
  • E j’ai pas envie de lucidité, pas envie d’ouvrir les yeux : je suis trop positiviste sur le monde ces temps-ci….

Finalement, je suis dans la contradiction puisque tu dis que je me projette avec toi alors que dix lignes plus en arrière je parle d’arrêter la prospective… Les projections font partie de ma partie rêve, au même titre que le carnet moleskine noir ou que mon “décrochage” au réel ou même ces “mises en scène théâtrale”.
S’aimer ca doit être joyeux. ouais autant que ca reste le mot de la fin pour ce soir…
Je ne me relirais pas. Je crois que j’ai été un peu sèche. M’en veut pas. C’et envers moi que je suis rude, envers ces incertitudes sur la vie, sur moi, sur mon nombril…

 

gnarf
Ju

+ 4 jours après réception de ta lettre

octobre 21, 2006

LUI pour ELLE

XX

Jen ‘ai pas ce coup-ci fait comme d’habitude et répondu le jour même, dès réception de ta lettre.
Pourquoi? Parce que je pense que celle-ci va être plus délicate pour moi à écrire, pour deux principales raisons.

La première, c’est que je n’avais pas senti le besoin de te le dire dans mon précédent envoi, ce qui n’est pas le cas cette fois-ci, mais je dois te dire que je suis de nouveau plus ou moins avec V-A depuis le 15 août dernier. Je ne m’y attendais pas trop, je ne l’avais pas prémédité : mon drôle de retour de St Jacques, la tension familiale qui règnait alors (le 15 août était le seul jour ou je n’étais pas à Amiens avec ma soeur), mon coeur encore convalescent de F. ,

Tu n’oublieras jamais,
coeur obsédé,
un bonheur désormais,
impossédé.

mon drôle d’été, ton silence,

Coeur dévoré d’amour,
te tairais-tu?
O coeur de jour en jour,
inentendu

Bref, je me suis lové dans ses bras et ça m’a fait un bien fou, je crois.

Coeur, tu n’es qu’un théâtre,
mais on y joue,
dans les décors de plâtre,
un drame fou.

Depuis, j’ai appris à connaître et à apprécier V-A chaque jour un peu plus.
Même si j’en ai l’air, je ne te raconte pas tout ça pour me justifier. Après tout, tu ne m’as jamais demandé de t’attendre. Mais j’ai été très surpris par la préoccupation qu’engendrait chez toi le fait de me savoir avec une autre ou la manière dont tu évoques mes histoires passées. J’avoue que cela a été une surprise pour moi, je ne te connaissais pas ainsi. C’est pour cela certainement que je ne te l’ai pas évoqué la dernière fois.

Mais pour en revenir à mon histoire avec V-A, pourquoi “plus ou moins” me diras-tu?
Tout simplement parce que c’est une relation assez libre, qui, je dois bien en faire le constat, est plutôt ainsi menée par elle.
Est-ce que cette relation me convient? A vrai dire, je ne sais pas trop. Ce qui est sûr, c’est qu’elle me fait du bien et que je préfère être comme ça avec elle plutôt que de continuer à faire le con.
Quel est l’avenir de cette relation? Je peux déjà te le dire : elle va tomber sur un bellâtre qui lui fera tourner la tête et m’appelera quand elle aura envie de se plaindre de lui. Je commence à avoir une certaine habitude de la chose… Ce qui est bien, avec V-A, au moins, c’est que c’est déjà écrit dès le départ ; qu’il n’y a pas de sentiments vraiment amoureux à développer. Ils sont déjà à proscrire d’entrée et, au fond, c’est plutôt relaxant la “non prise de tête”.

Quoiqu’il arrive, je reste encore une fois cette espèce de super-ami avec qui on peut coucher.
J’ai profité du fait de revoir N pour me la jouer High Fidelity et lui demander ce qui clochait avec moi. Elle m’a répondu qu’effectivement, j’avais passé beaucoup de temps à critiquer les nanas en disant que je ne les comprenais pas, alors que c’est certainement moi qui induisais ces histoires.
Toi qui me connais mieux que personne, il faudra que tu me dises ce que tu en penses.

“Coeur qui a tant aimé,
d’amour, de haine,
Ô coeur accoutumé,
à tant de peines.”

La deuxième raison qui rend ma lettre compliquée à écrire est l’impression générale que m’a laissée la relecture de ton carnet, ainsi que ta dernière lettre. En effet, même si tu dis avoir changé, j’ai plutpot le sentiment que tu ressens pour moi n’a pas vraiment évolué comme je l’avais tant espéré.

Je ne remet pas du tout en cause le fait que tu ne sois pas sûre et que tu te poses toutes ces questions auxquelles tu ne trouves pas de réponses. Mais, j’ai plus l’impression que tu te demandes au fond “mais mince, pourquoi je n’arrive pas à me lâcher et à aimer ce mec fait pour moi depuis toutes ces années?” Plutôt que “mais mince, ce mec fait pour moi était à côté de moi toutes ces années et je ne me suis pas lâchée pour l’aimer avant maintenant?”

Je sais, ça peut paraître subtil mais j’y vois une différence de grande importance. J’espère que tu pourras me dire ce que je tu en penses.
Est-ce que j’enterre pour autant la possibilité d’un “nous deux”? Je ne crois pas, mais je pense que je veux rester plus lucide. Sans avoir vraiment conscience d’ailleurs.
Peut-être que les différentes étapes de notre relation passée m’ont implicitement appris à, entre guillemets, “me méfier”.

“De tant de meurtrissures,
Toujours déçu,
et de tant de blessures,
mal recousu”

Que, passé la première euphorie où je crois le bonheur entre nous enfin permis, je me rends compte que j’agis plus pondérément qu’auparavant où je me jetais tout entier et sans modérations dans la porte que tu m’entrebaillais.
Une manière de me protéger? Peut-être, je ne sais pas.
Peut-être aussi que j’y accorde moins d’importance dans ma vie, c’est romantiquement moins chevaleresque, je te le concède. Mais comment me jeter la pierre, toi qui m’aimes avect toujours “un pied à l’extérieur”, prête à t’enfuir… à me fuir.
Bon, ok, je pars peut-être un peu trop loin et je devrais vraiment me mettre à faire des brouillons à mes lettres!

Ce que je voulais te dire, c’est que tu parles beaucoup de ce que tu peux projetter avec moi, tu évoques la vie au quotidien et tout cela.
Pour moi, c’est une mauvaise voie, comme par le passé ; par trop d’enjeux notre histoire sera une nouvelle fois vouée à l’échec avant même de démarrer.
De par cette dernière année passée ensembles, je me suis rarement senti aussi détendu et bien à tes côtés et parfois/souvent, il a vraiment manqué que l’on aille plus loin parce que c’était évident.
Tu as souvent évoqué dans ton carnet, le tourment à pouvoir “classer” notre relation. Mais peut-être que, tout simplement, nous sommes tous les deux ensemble comme ça, c’est “nous”. Pourquoi aller se fourvoyer dans les normes à tout prix?

Pour plus de clarté, je reviens à la phrase d’avant : cette dernière année passée ensemble, je me suis senti rarement aussi détendu et bien à tes côtés et parfois, il a vraiment manqué que l’on aille plus loin parce que c’était évident => cela doit être un “plus” à ce que nous sommes déjà tous les deux, tout simplement parce que nous en aurons envie. Après les choses viennent ou pas.
Comme je te l’avais dit, une nuit où, main dans la main, nous nous promenions sur les quais face à la Tour Eiffel, je n’ai pas le sentiment que notre histoire soit terminée. Mais je ne veux plus la noyer dans l’oeuf par une trop grande pression due à des espérances trop prématurées.

Au fond, il ne faut pas donner à tout ça la gravité que ça n’a pas! S’aimer, ça doit être joyeux! Je veux que tu m’embrasses et que tu me désires le sourire jusqu’aux oreilles!! D’être ensemble en rigolant parce qu’on en a envie.
Et pas s’armer d’un sérieux et de gênes qui finalement gâchent tout.
Et tant pis si finalement, plus tard, on se rend compte que ça n’est plus évident que ça, toi et moi on sait très bien que ça peut arriver, et alors?!
L’essentiel, c’est de le vivre et si il y a bien un mec avec qui tu peux oser cela, je crois que c’est bien moi…

XX

 

Jour de réception de ton carnet

septembre 26, 2006

LUI pour ELLE

XX

 Tu as très bien fait de m’envoyer ce mail m’annonçant l’arrivée de ce carnet en me détaillant le pourquoi de ce retard et tes excuses à ce sujet. Je t’avoue que sans cela, je n’aurais sans doute pas ouvert ton courrier et te l’aurais renvoyé avec un mot du genre : “c’est bon, j’ai compris. Après tout ce temps, ce n’est plus la peine. Mais t’inkiète, toi et moi on en a vu d’autres. C’est pas pour ça qu’on est plus amis. Sans rancune!!”

Il ne faut pas m’en vouloir. Il faut comprendre qu’à tes difficultés à écrire ce que tu ressens, j’ai à opposer des cyber-cafés aysé pour rien en Espagne ou ailleurs, et une déception quotidienne en regardant le courrier du jour. Je m’étais résigné. Quoi de pire?

En ce qui me concerne, et comme à mon habitude, je vais encore une fois tenter d’être plus spontané et de l’écrire tout de suite. Même si plus de temps et de recul aboutiraient certainement à un résultat nettement meilleur sur le contenu et surtout sur la forme.

Tu reviens beaucoup sur ce fameux jour de Juin et effectivement, je pense que c’est nécessaire. Evidemment, lorsque ta carte était arrivée  à cette date “anniversaire”, cela a contribué à me pousser à técrire ce que je t’ai écrit. Je ressasse souvent ce jour ou, droit dans les yeux, tu m’avais dit ce que je savais déjà : “que c’était plus important pour moi que pour toi”. C’est pour cela que ce qu’il s’est passé après la Place des Grands hommes était sûrement la meilleure chose à faire C’était trop prématuré, notre relation n’était pas encore assez mûre. Du moins, c’est ce qu’il faut mieux se dire, ne crois-tu pas?

Reste ce drôle de RDV à moitié manqué. Des souvenirs assez vagues de ta peau à peine dévoilée. Ce désir de toi qui ne m’a pas quitté mais qui, je le sais, est loin d’être réciproque.
Assez bizarrement, je rapproche cela de la dernière nuit que nous avons passée ensemble, ta dernière nuit à Paris, chez moi. Dans le noir, en contrebas, m’avait pris le désir de te rejoindre, de te serrer contre moi. Je devinais déjà que tu me manquerais…

Pour ce qui est des sentiments que tu as pour moi, tu te charges en te prenant pour une “inadaptée de l’amour et du reste”. En ce qui me concerne, je ne sais pas trop si le problème ne vient pas de moi également.

Après la nôtre, mes deux plus belles histoires d’amour se sont terminées exactement de la même manière.
N. et F. me trouvent génial, m’aiment toujours mais elles m’ont quitté pour de vrais connards moins bien que moi mais elles ne savent pas expliquer pourquoi. Il y a un “hic”, comme tu dis, inexpliquable chez moi. Trop doué pour l’amitié, je le paie en amour?
Je suis plus qu’un ami et un peu moins qu’un petit ami sérieux?
Ou bien je ne réalise pas les espérances que l’on place en moi et l’on préfère me garder dans une part d’imaginaire ou l’on peut revenir sereinement à ce que j’avais éveillé chez l’autre? C’est peut-être bien ça. C’est peut-être bien pour ça que tu tombes amoureuse de moi quand je ne suis pas là. Tu tombes amoureuse de ce moi sublimé que je ne suis forcément pas en réalité.
Tu vois donc bien qu’il y a aussi quelquechose qui doit clocher chez moi.

Mais, pour en revenir à ton carnet, j’ai l’imprssion que tu n’es pas satisfaite de notre relatin. La lecture de tes pages laisse vraiment le sentiment que tu la trouves foireuse.

Alors que pour moi, j’ai plutôt envie de me dire qu’elle est géniale. Lorsque tu vois tout ce par quoi on est passé et qu’on en est toujours ressortis avec la certitude que, d’une manière ou d’une autre, on arrivait pas à se passer l’un de l’autre, je trouve ça fort.
Bien spur, il devient difficile de la décrire, la définir. Mais, quand on y pense, n’est-ce pas se monter le bourrichon pour pas grand chose? Tous les deux, on est ce qu’on est, ensemble, même si c’est pas comme tout le monde! On peut se le permettre.

Tu exprimes très bien le fait que tu regardes ta vie comme dans un film en dehors du réel. Et je trouve que je partage cela avec toi.
Mais notre histoire est un film! Pour le titre, je propose “petite histoire d’amour entre amis”, qu’en penses-tu?
J’ai souvent l’impression d’être un “touriste” qui regarde les autres vivre, c’est sûrement ça que tu as voulu exprimer.

Quant à nous, tu donnes l’impression de vouloir que ça se fasse mais d’hésiter à mort.

  1. Soit tu te dis qu’il faut que l’on soit ensemble parce que sinon tu vas me perdre. Que peut-être que “Ca” viendra. Je me suis longtemps dit que le carnet “Chabada” que tu m’avais écrit était le reflet de ce que tu désirais vivre avec un homme… Mais pas forcément moi en particulier, qu’il ne m’était en fait pas adressé directement. Mais que tu réalisais que c’était possible avec moi ; et que c’était ça qui te faisait hésiter parfois, lorsque tu crois me perdre. Je reviens à ma théorie de l’homme-partiel.
    Je suis alors un choix de raison.
    Mais qui sait? La raison débouche parfois sur de belles histoires…
  2. Soit tu as envie de moi. Et ce qui te fait hésiter, c’est que tu ne peux rien me promettre sur le succès de notre union. Tu as peur de me faire encore souffrir. De te faire souffrir. De vivre un échec. Mais, comme je te l’ai déjà écrit, cela ne doit pas fonctionner ainsi. Trop de prise de tête sur des conjonctures qui terminent l’histoire avant même de l’avoir démarrée. Tu as envie de moi, tu me prends, c’est tout. C’est aussi simple que ça. Toi et moi on sait désormais que ça ne changera de toute manière pas grand chose à notre relation.
    Je suis alors un choix de coeur.

Quoiqu’il en soit, je pense vraiment être ton compagnon. Et quand tu évoques ton désir de partenaire, est-ce pour toi la même notion?
J’aimerais aussi que tu me développes ce que tu appelles mon côté “Jauffrey-Jardin” avec les autres.
Ecris-moi vite.
Merci de m’avoir écrit que j’étais “l’homme de ta vie”, même si tu n’as pas envie de “croquer ma bouche”, cela me fait chaud au coeur.

Je te laisse, je ferais peut-être un complément dan sles jours qui viennent après relecture du carnet.

Je t’aime à ma manière et toi de la tienne, alors… Je t’aime (j’ai le droit, non?!)

XX

Groland, 21 septembre

septembre 21, 2006

LUI pour ELLE

Hello XX,

C’est un peu dégoûté que je t’écris, vu que je viens de recevoir, réexpédiée par la douane, la bouteille de ST Julien 2001 que je t’avais envoyée pour ton anniversaire! Dommage.
A part ça, j’espère que tu vas bien. Ton dernier envoi disait que tu aimerais bien savoir où j’en suis et, pour tout te dire, je t’avoue que pour le moment je ne sais pas trop : c’est plutôt le flou artistique….

J’ai cependant repris le travail à Villiers St Denis dans le pavillon de vasculaire, mais je suis certain que ça ne sera que temporaire. En effet, même si l’équipe est très sympa et qu’ils sont très contents d’avoir un mec, je suis très frustré de ne pas pouvoir être au niveau de mes collègues. J’explique : les pansements là-haut sont extrèmement difficiles et requierent un apprentissage long et fastidieux de plusieurs mois avant de bien maîtriser. Mais moi, être à la bourre et mettre 3 plombes, ça me frustre, ça me gave.

Je suis d’ordinaire quelqu’un qui s’adapte assez vite au boulot, mon passé d’intérimaire aidant, mais là… ça va pas le faire!!
En plus, la reprise du travail en équipe de jour me fait réaliser à quel point j’aime la nuit, j’en viendrais presque à regretter l’hôtel-Dieu…
Si seulement, j’avais pu garder ma chambre…

Paris me manque, j’ai un pincement au coeur lorsque je viens de passer un jour ou deux en sachant que je dois la quitter, je sais que c’est chez moi.
Je pense donc de manière plus ou moins sûre que j’y reviendrais, mais je ne sais pas encore si je ne vais pas profiter encore un peu de ma disponibilité avant. “Maybe tomorrow…”

Perso, j’aurais préféré trouver un boulot où l’on me paierait pour aller marcher des centaines de kilomètres, mais bon, je dois maintenant faire le deuil de cette vie-là.

Aujourd’hui, je ne vais pas évoquer un souvenir commun, je vais te transmettre un bout de ma “bande son” de mon chemin de ST Jacques. Sympa l’idée, non?

- Pink Floyd “confortably numb” (surtout pour l’ascension du mont cerbrero), “shine on you crazy diamond”, “sorrow” (surtout pour la longue traversée du désert “meseta” sous le soleil de plomb)
- Orson “no tomorrow” ; Kubb “wicked soul” (ce qui passait le plus avant que je ne parte, le morceau de kubb est vraiment “entêtant”, j’adore
- Vanessa Carlton ” thousand miles” (evidemment)
- Raphael “espace shengen”, “poste restante” (toujours aimé l’ambiance de ce morceau)
- Depeche Mode “enjoy the silence”, bashung “aucun express” (la traversée de l’aubrac)
- nelly furtado “meanetter” (pour barcelone, mais je ne sais pas pourquoi)

Voilà, tu pourras peut-être m’envoyer à ton tour “ton ambiance musicale montrealaise”.