Une nécessité. Me livrer, raconter ma vie, mes rancoeurs, mes erreurs. Laisser un peu de leur honte derrière moi, ne garder que le souvenir d’un moment pas très glorieux, d’une tristesse impalpable, c’est ce la que je fais. C’est me livrer qui devient une nécessité. Mais je n’ai plus personne. Mais je ne veux plus en parler à personne. J’ai honte de mes agissements, j’ai peur de me livrer et alors qu’on me trahisse à nouveau. La justesse de mes analyses sur moi-même ne m’aide pas à avancer malgré tout. Je sais ce qu’est le problème, je ne sais comment le résoudre.
La corde dans la bibliothèque ou la clef anglaise dans la buanderie.
J’ai recontré quelqu’un. J’ai rencontré des gens. A quelques uns j’ai raconté, à d’autres fait deviner. Il n’en reste pas moins que ce que je ressens aujourd’hui est toujours le fruit de mes bêtises d’hier.
Je ne m’avoue pas vaincue. Je crois en moi et en mon rugissement bien que ma voix soit toujours éteinte et que la dernière fois où quelqu’un s’y est confronté j’ai plus eu l’impression d’un miaulement de chaton.
J’ai honte de moi et voudrais changer. Qu’à cela ne tienne, je suis dans une nouvelle vie. Depuis maintenant trop longtemps. Ma sincérité et ma naîveté ont eu raison de mon anonymat. Je traîne mes boulets partout ou je vais et je me complais à les faire rouler.