Archive pour février, 2009

Paris

février 4, 2009

Je t’y attends.

Une chataigne

février 4, 2009

Il m’écrivait sur internet. On papotait de temps à autres. Lui ses nanas, son job, moi mes aléas d’humeurs. Il me dit que tu vas bien. Il me dit que tu es toujours là-bas. Il me dit que tu as pris un chat. Il me dit qu’il t’a eu il y a peu de tempsau téléphone. Il me dit que ce week-end tu as ramassé deux kilos de chataignes. Je rétorque du tac au tac que si tu en veux plus des chataignes, y’a qu’a venir me voir. Cette réponse abrupte me choque. Lui aussi probablement. On en a pas reparlé. On en a plus reparlé.

Quand je lui ai demandé ton adresse, il a écrit : “vous remettez ça!”. Je lui ai demandé des explications. Il s’est défilé. Que faire d’autre?

C’était il y avait quelques semaines.
On ne s’est pas recontactés. Ni lui ni moi. Ni toi ni moi.

Tu me manques!

Je ne veux pas remettre ça. Je veux toi.

Faut qu’on cause

février 4, 2009

Une nécessité. Me livrer, raconter ma vie, mes rancoeurs, mes erreurs. Laisser un peu de leur honte derrière moi, ne garder que le souvenir d’un moment pas très glorieux, d’une tristesse impalpable, c’est ce la que je fais. C’est me livrer qui devient une nécessité. Mais je n’ai plus personne. Mais je ne veux plus en parler à personne. J’ai honte de mes agissements, j’ai peur de me livrer et alors qu’on me trahisse à nouveau. La justesse de mes analyses sur moi-même ne m’aide pas à avancer malgré tout. Je sais ce qu’est le problème, je ne sais comment le résoudre.

La corde dans la bibliothèque ou la clef anglaise dans la buanderie.

J’ai recontré quelqu’un. J’ai rencontré des gens. A quelques uns j’ai raconté, à d’autres fait deviner. Il n’en reste pas moins que ce que je ressens aujourd’hui est toujours le fruit de mes bêtises d’hier.

Je ne m’avoue pas vaincue. Je crois en moi et en mon rugissement bien que ma voix soit toujours éteinte et que la dernière fois où quelqu’un s’y est confronté j’ai plus eu l’impression d’un miaulement de chaton.

J’ai honte de moi et voudrais changer. Qu’à cela ne tienne, je suis dans une nouvelle vie. Depuis maintenant trop longtemps. Ma sincérité et ma naîveté ont eu raison de mon anonymat. Je traîne mes boulets partout ou je vais et je me complais à les faire rouler.