Archive pour juin, 2008

hier

juin 28, 2008

J’ai passé un moment avec Arno. Je n’ai pas voulu en savoir plus sur toi. J’ai dit de façon métaphorique mon déni de toi, de tout ce qui nous rapprochait, de tout ce qui fait de toi. Mais rien n’y fera. Je ne pourrais pas oublier.; Je ne pourrais pas passer une journée sans y penser.

Il a voulu me faire comprendre des choses. Ou alors j’y ai cru. Que je devais être patiente. Que ça viendrait un jour. Tout ça à demis mots. Que dois-je en comprendre?!

Que ton éloignement de cette ville est comme une retraite pour toi? Tu cherches la rémission?!

Je pense qu’à ne plus se retrouver tous les deux on se perd de toute façon. Que c’est se retrouver ensemble et parler ou agir qui fera changer les choses. Je préfère oui ou merde plutôt que ce statu quo. Et je pensais que j’en avais fini de ces états comme celui dans lequel je suis.

Je pense trop finalement.
Donna Q. repart à l’assaut de ses moulins!!

Toujours rien

juin 28, 2008

TOujoours rien à l’horizon. Je sais que tu es a 10 minutes de chez mes parents ce weekend. Ca fait une semaine que je dors mal que je suis un zombie, que je suis au radard. Je savais que tu reviennais. Je ne pensais pas cependant que ça me mettrait de nouveau dans cet état. Depuis fin mars, je suis dans le déni de toi, dans l’incapacité de savoir comment je réagirais si… Si quoi?! je n’ai aucune nouvelle de toi depuis cette période et tu n’as même pas daigné donner signe de vie en arrivant ici. Je te l’ai demandé, je sais. Je pense aussi que si pour toi cela avait changé, tu serais venu me voir. Donc, effectivement, autant que rien ne se passe. Sauf les minutes, sauf ce vide qui m’envahit un peu plus à chaque fois. Je ne pense qu’à ça, à ce silence, à ce gâchis, à ces plus que 6 mois qui m’ont enfoncée dans une vie que je ne veux pas, à ces moments que je traverse sans en avoir le choix. Un coup de fil, je crois que c’est toi. Une sonnerie a l’entrée, je pense que tu viens. Je consulte mon cell tellement souvent que je le recharge tous les soirs pour rien. Bon d’accord, là j’exagère un peu mais si peu. Je ne sais pas pourquoi ce vide viscéral. Je ne peux pas expliquer pourquoi. Ce que je sais c’est que je me sens amputée et que, tu connais ce “symptôme”, je crois tellement souvent que ce membre est encore attaché à mon corps que quand je m’aperçois de la situation, c’est comme si je revivais à nouveau cette douleur.

Evidemment la situation est exacerbée par le boulot auquel je cours toujours et qui ne vient pas, par cette vie en pointillés chez mes parents, par ces amis avec qui je communique maintenant comme à travers un lourd voile d’incompréhension. Loic déjà puis Julie un jour  ne seront que des noms du passé. C’est la vie je le sais mais je ne peux m’empêcher (pour Loic en tous cas) d’y voir de ma part une grosse part de responsabilité. Quant à toi et moi, je ne sais plus quoi en dire. Je ne te pardonne pas de m’avoir baisée (dans tous les sens du terme) et d’y avoir mis si peu de coeur à l’ouvrage (dans les deux sens aussi). Un simple ‘je ne t’aime pas’ nous aurait permis de crever l’abcès. Au lieu de ça je me suis sentie utilisée, incomprise et surtout non respectée.

Je voudrais encore ce moment de plénitude ressenti dans cette boutique à Reims, quand tu lisais et que je papillonnais pour revenir à ton cou et le froler de mes lèvres. Je voudrais encore m’abandonner dans tes bras et m’y reposer.

Je suis lasse de chercher un sens à tout ça. Je suis lasse d’essayer de ne pas couler.

Je me demande quand la bouteille d’oxygène sera presque vide et j’attends sans plus croire à un jour meilleur le lendemain. Ce n’est pas juste me sentir rejetée par toi, c’est ne plus me sentir, ne plus croire en aucun de mes rêves, juste attendre d’être assez fatiguée le soir pour m’endormir et que ça passe.

Je suis un don quichotte.