peut-être dois-je atténuer… peut-être pas…
Tu dois êtres chez L à l’heure qu’il est.
Avant, quand on était amis, tous, j’aurais été avec vous. Cela ne venait même pas à l’esprit que je ne fasse pas partie de l’après-midi. Aujourd’hui, tu dissocies, vous dissociez!!! Je ne fais plus partie de votre monde comme je te l’avais dit. Je n’appartiens plus à tout ça en tant que copine. Je suis juste moi, une de plus dans ta liste, une de plus chiant et tarée aux yeux de L. Même plus camarade de rigolade, de ballades, de confidences, je ne suis plus rien. Ca me pèse aussi. Mais ça tu le connais pas, tu l’as jamais connu. Tu ne t’es même pas rendu compte de la transition (quand est-elle arrivée?!).
Je suis juste aujourd’hui, cette fille que tu vas aller voir avant de partir pour dire au revoir pour te donner bonne conscience, pour tirer ton coup parce que tu ne sais pas comment ce sera là ou tu pars. D’ailleurs je ne sais meme pas là ou tu pars.
Je ne suis pas celle que tu avais envie de voir au réveil, pour qui tu serais juste passé faire un coucou avant d’aller voir L. juste comme ça, pour le plaisir et pour notre sourire. Peut-être c’est moi, peut-être c’est vraiment toi et les relations en général. En tous cas, ça me blesse et je préfère renoncer que de me torturer comme ça.
Pendant la soirée, quand tu m’as parlé, tu n’as pas semblé comprendre ma réaction qui te paraissait peut-être trop vive.
Ce monde, de samedi soir, hormi peut-être L, n’existe pour moi que parce que j’existe avec toi : je coupe les ponts avec toi, je coupe les liens avec ce monde. Que les gens m’apprécient ou pas ne change rien : je ne fais pas partie de ce monde. Je suis acceptée, tolérée.
Si je décide de mettre un terme à ce qui reste entre nous, je dois quitter ce monde. C’est une obligation. Trop de choses me ramèneront à toi.
J’exagère, je sais. Mais forcer les traits me permet de trouver un équilibre quelquepart.
Si tu passes tout à l’heure c’est que tu as envie de me voir (enfin j’espère). Mais je ne peux m’empêcher de garder en tête les “pas une bonne idée pour le moment” ou le nouveau “je pensais que je serais moins paumé avec toi mais non”, ces jolis coups de poignard. Et ces derniers jours ou j’étais de nouveau une loque et ce jour ou j’ai attendu et attendu… J’aime pas cet état. Ca devrait être léger mais je ne comprend plus rien! plus rien à toi, à tes sentiments, à ce “JE SUIS PAUME” et ça me mine, me fait tourner en bourrique. Ca veut dire quoi? j’ai perdu le fil!!!
Les noirs, les blancs, les oui, les nons, ça j’ai appris à les gérer mais les gris, et je sais pas peutetre là c’est trop n’importe quoi!