Archive pour octobre, 2007

Convalescent d’un autre?

octobre 14, 2007

Moi je saisis plus rien, Chéri. comment ton coeur peut-être convalescent d’une autre alors que depuis des années tu dis m’aimer. Comment tu peux vivre des choses avec une autre alors que tu dis m’aimer. comment moi qui dis ne rien ressentir pour toi, je m’interdis inconsciemment de n’être avec personne et que l’amour charnel n’est dans sa plus simple forme qu’une plate sensation que je m’interdis de prolonger et d’accepter A plus de 30 ans maintenant, je me sens devenue de ces vieilles fleurs fletries et aigries. Je t’en veux pour ça . pour et pour le reste.   Et toi aussi je suppose. Est-ce pour cela qu’il ne peut plus rien avoir entre nous? Est-ce que c’est forcément mon attitude qui a plongé cette relation dans ce marasme? tant de questions tant de flou encore dans ma tête. Chéri on est pas sorti de l’auberge, ressers moi un martini. Pas trop de glaçons plse.

The one with The Souvenir

octobre 14, 2007

Sers moi un martini, Chéri . Ce soir j’ai envie qu’on évoque les souvenirs. Un en particulier. Celui qui a été le déclencheur , signe du revirement de situation qui me met maintenant dans cette position de faiblesse par rapport à toi.

On ne s’était pas vus depuis des lustres. Tu m’avais écrit d’inombrables courriers cette année-là, parfois au détriment du bon sens postés ça et là selon tes possibilités.  Et moi de mon côté avais fait la morte, tétanisée par tes messages, par mon indécision légendaire face à ce que je ressentais pour toi. Encore…

Et là on se revoyais. Tu portais la barbe et quelques kilos en trop qui t’allaient plutôt bien. La barbe c’est sûr parce que depuis quelques temps je suivais des yeux ces trentaires barbus avec avidité pendant que les copines me regardaient d’un air moqueur ( le gout des trentenaires est-il si pathétique?)

En te voyant, mon sang n’a fait qu’un tour. La barbe? non. enfin oui mais pas que ça. Tout tout m’est revenu d’un coup. Ces folies faites pour moi, ces mements ou l’on se croisait dans un faux hasard. Ces balades, ces visites de musées, ces discussions qu’on a plus eues depuis des lustres et dont je n’ai jamais retrouvé l’essence depuis. Tout. Comme un souffle. Et c’est dans un souffle que j’ai passé cette soirée. Toi avec une autre, toi dans un autre univers, toi loin. Je ne peux même plus analyser 6 mois après quel sentiment m’a pris : un vrai coup de froudre ou un nouveau “revirement”. Je n’aurais jamais du tappeler deux jours après comme une hystérique. Je n’aurais jamais dû me rabaisser à ça. La dernière barrière peut-être qui te liait à moi alors s’est rompue. Tu as réussi à faire le pas. A dire que ce que tu ressentais, tu ne savais plus. que ton coeur était convalescent d’une autre. …